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 CERROF Cercle d'Etudes et de Recherches                       en Rééducation Oro-Faciale

Cercle d'étude et de recherche pluridisciplinaire dans le domaine de la santé otondologique et des rééducations

Mécanique vivante, le crâne des vertébrés du poisson à l'homme - André Leroi-Gourhan, 1983

Publié le 29 Août 2017 par CERROF

Mécanique vivante, le crâne des vertébrés du poisson à l'homme - André Leroi-Gourhan, 1983
Mécanique vivante, le crâne des vertébrés du poisson à l'homme - André Leroi-Gourhan, 1983

Mécanique vivante, le crâne des vertébrés du poisson à l'homme - André Leroi-Gourhan, 1983

 

« C’est dans les décennies qui suivent la révolution française que naît la recherche ostéométrique et, en particulier, la craniométrie. »

 

« Le squelette, et surtout le crâne qui en est la pièce la plus riche en possibilités d’interprétation, deviennent les pièces maîtresses d’une étude évolutionnaire des vertébrés. Ils le deviennent pour deux raisons pratiques, qui sont la commodité de rassembler et de conserver les pièces osseuses modernes et la possibilité de les confronter avec les seuls restes qui subsistent des faunes disparues. »

 

« Dès les débuts de l’anatomie comparée, le crâne a été pris pour une sorte de symbole de l’être entier. Il l’est réellement puisqu’il contient le nœud cérébral de toute activité, puisque tous les sens y convergent et puisque la morphologie de sa partie postérieure porte l’empreinte de ses rapports avec la colonne vertébrale et les membres. La vue, l’odorat, le goût, l’ouïe s’y impriment et dans la plupart des espèces le museau est l’organe principal du toucher, la denture et les lèvres reflètent l’économie digestive et les procédés d’acquisition alimentaire. S’il serait absurde de repousser l’étude du reste de la charpente ostéo-musculaire, il est certain que le crâne en résume à peu près tous les problèmes et que son choix comme témoin est justifié. 

Autant qu’un document, le crâne est un monument architectural. Indépendamment du sentiment un peu trouble qui anime la considération de ce qui fut vivant, on ne peut échapper à la sensibilité esthétique qui est levée par l’ordonnance des lignes et des plans, par la variété des rapports d’une espèce à l’autre. »

 

« Partant du principe que le crâne était suspendu au bout des vertèbres, j’ai supposé qu’il existait une charpente propre à la suspension de l’appareil crânien. Considérant que le principal organe mécanique du massif crânien était la denture et que la mandibule en était l’élément moteur, j’ai supposé un dispositif de traction directement lié à la fonction dentaire. Considérant enfin que les pressions dentaires venaient s’exercer sur le socle maxillaire et l’arrière-crâne, j’ai supposé une charpente d’appui propre à les absorber. »

 

Comprendre les origines de la mise en place des fonctions maxillo-faciales en s’ouvrant à la « paléontologie fonctionnelle ». Comprendre les liaisons entre la zone faciale antérieure, les appuis dentaires et la base du crâne comme un tout architectural et fonctionnel. Tels sont les principaux objectifs de ce livre, véritable « méditation paléontologique » dont l’intérêt ne varie pas de la première à la dernière page.

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La génétique des populations Eugène Binder, que sais-je, PUF, 1978

Publié le 28 Août 2017 par CERROF

La génétique des populations Eugène Binder, que sais-je, PUF, 1978

« la génétique, qui étudie le mode de transmission des caractères héréditaires, les raisons de leur stabilité et les causes de leurs changements, est la clé qui permet de comprendre l’évolution de l’espèce.

La génétique des populations s’occupe de l’hérédité des organismes qui vivent et se reproduisent en liberté, dans les conditions naturelles. Elle concerne, au lieu d’individus ou de lignées isolées, des entités d’un degré de complexité supérieur, les communautés génétiques ou populations.

La génétique des populations est une branche de la zoologie et de la botanique systématiques, car elle doit rendre compte de la variabilité des espèces, de leur distribution géographique et, au travers de l’évolution, de toute la diversité du monde vivant.

 

La sélection naturelle n’est pas un tri rigoureux, infaillible, mais une affaire de probabilité, de chances de survie…Il ne faut pas compter, pour l’évolution, sur des mutations nouvelles, inédites, qui apparaissent « par hasard ».

 

L’augmentation de la complexité (d’un organisme) commence par une phase de multiplications d’organes homologues qui sont d’abord semblables : segments et pattes des Arthropodes, vertèbres…dents chez les Vertébrés. C’est ensuite seulement que l’évolution peut se faire dans le sens d’une rationalisation des structures et des fonctions. Elle consiste d’abord en une répartition des fonctions entre parties homologues, ce qui a pour résultat d’en fixer le nombre et de les individualiser. 

 

Du fait de la sélection naturelle qui est la conservation et l’accumulation d'événements peu probables, l’évolution de la matière vivante est un processus qui se déroule en sens contraire de l’habituelle dégradation de l’information, qui caractérise les événements du monde inanimé. Elle devait inévitablement, à force de perfectionnements organiques, aboutir à des êtres de plus en plus autonomes et individuellement adaptables, dont l’Homme représente actuellement le plus haut degré. »

 

Dans ce « petit » livre, E. Binder, conservateur au Muséum d’Histoire Naturelle de Genève et chargé de cours, explique les termes de la génétique mendélienne en rapport avec la sélection naturelle et l’évolution. Dont celui de spéciation ou passage de l’état de population à celui d’espèce distincte.

 

Ces notions complètent et éclairent la lecture d’articles concernant l’évolution des Vertébrés en expliquant comment « l’action de la sélection devait modifier à la longue les modalités mêmes de la sélection, en éliminant peu à peu les événements dus au simple hasard, pour la rendre de plus en plus précise et efficace. »

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Introduction à l’étude systématique des Vertébrés - Ch. Devillers

Publié le 13 Août 2017 par CERROF

Introduction à l’étude systématique des Vertébrés - Ch. Devillers

Introduction à l’étude systématique des Vertébrés

Exposé et analyse critique des principes fondamentaux de la Systématique

Ch. Devillers, doin, 1973

 

« La Systématique étudie la diversité des êtres. Elle fait l’inventaire de ceux de ces caractères qui leur sont communs et les unissent et de ceux qui les distinguent ; elle définit des groupements (des catégories) entre lesquels elle répartit les êtres selon leur degré de ressemblance ; elle recherche les liens existant entre ces catégories qu’elle ordonne en des systèmes hiérarchisés ; elle tente d’expliquer les raisons de ces liens, ce qui la conduit à reconnaître les voies et modes de la diversification, donc à étudier les mécanismes de l’évolution. »

Ce livre expose avec clarté « certaines règles, simplifiées, de nomenclature…analyse la signification des catégories et les problèmes de leur délimitation. »

 

C’est une des clef pour comprendre le passage de l’articulation primitive reptilienne quadrato-articulaire à la nouvelle articulation mammalienne squamoso-dentaire.

 

Il permet, à la lumière de lois fondamentales, de comprendre les différents stades de l’ontogenèse et notamment le stade embryonnaire (formation du pharynx et des arcs dans la lignée des Cordés). Ainsi que les relations entre la mise en place de la locomotion et des « procédés d’acquisition alimentaire » (Leroi-Gourhan)

 

Bibliographie et glossaire en fin d’ouvrage.

 

M. Hadjadj

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